Nations Unies
Assemblée Générale A Distribution générale 12 septembre 2000
Cinquante-cinquième session Point 33 de l’ordre du jour
Culture de la paix
Décennie internationale de la promotion d’une culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du monde
Rapport du Secrétaire général
Table des matières
I. Introduction
II. Les enfants au centre d’intérêt de la Décennie
III. Stratégie de l’organisation pour le Mouvement mondial en faveur d’une culture de paix
A. Partenariats
B. Nouvelles technologies de l’information
IV. Mesures prises par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) et d’autres organismes des Nations Unies
I. Introduction
1. L’examen du point de l’ordre du jour intitulé « Culture de la
paix » revêt une signification particulière en cette année 2000,
Année internationale de la culture de la paix. Les débats auxquels
l’examen donnera lieu ouvriront des perspectives nouvelles pour les
prochaines 10 années, que l’Assemblée générale a proclamées Décennie
internationale de la promotion d’une culture de la non-violence et
de la paix au profit des enfants du monde (2001-2010). La Décennie
prend sa place parmi d’autres décennies dont l’objectif est
d’appeler l’attention sur des questions importantes, notamment la
troisième Décennie de la lutte contre le racisme et la
discrimination raciale (1993-2003), la Décennie internationale des
populations autochtones (1994-2004), la Décennie des Nations Unies
pour l’éducation dans le domaine des droits de l’homme (1995-2004),
la Décennie des Nations Unies pour l’élimination de la pauvreté
(1997-2006), dont les thèmes présentent un intérêt direct pour elle.
2. La Décennie internationale de la promotion d’une culture de la
non-violence et de la paix au profit des enfants du monde pourra
aider l’Organisation des Nations Unies à définir les modalités de
son action au XXIe siècle vers une communauté mondiale juste et
pacifique. En particulier, le Programme d’action pour la Décennie,
adopté par l’Assemblée générale dans sa résolution 53/243 B du 13
septembre 1999, lance un appel pour que soit créé un mouvement
mondial en faveur d’une culture de la paix et définit huit domaines
d’action auxquels seront consacrées l’Année internationale de la
culture de la paix et la Décennie internationale de la promotion
d’une culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants
du monde (2001-2010). Ces huit domaines (résolution 53/243 B, par. 9
à 16) recouvrent l’éventail de tous les aspects de l’action à
entreprendre en vue de la transition vers une culture de paix et de
non-violence, à savoir :
a) Le renforcement d’une culture de la paix par l’éducation;
b) La promotion d’un développement durable sur les plans
économique et social;
c) La promotion du respect de tous les droits de l’homme;
d) Les mesures visant à assurer l’égalité entre les femmes et les
hommes;
e) Les mesures visant à favoriser la participation à la vie
démocratique;
f) Les mesures visant à développer la compréhension, la tolérance
et la solidarité;
g) Les mesures visant à soutenir la communication participative
et la libre circulation de l’information et des connaissances; et
h) Les mesures visant à promouvoir la paix et la sécurité
internationales.
3. Les orientations du Programme d’action en faveur d’une culture
de la paix définies ci-dessus correspondent toutes à des secteurs
prioritaires de l’action de l’Organisation des Nations Unies depuis
sa fondation; ce qui est nouveau, c’est qu’elles sont désormais
associées les unes aux autres en un ensemble conceptuel cohérent,
celui d’une culture de la paix et de la non-violence. Certes,
l’Organisation des Nations Unies a souvent lié de grands secteurs
thématiques (par exemple la démocratie, le développement et la paix,
ou encore l’égalité entre les femmes et les hommes, le développement
et la paix). Mais c’est la première fois que tous les secteurs de
son action sont intégrés les uns aux autres en un cadre unique,
propre à maximiser leurs complémentarités et leurs synergies.
4. Il faut ajouter à cela que les mesures qui seront prises à
l’avenir présenteront un intérêt particulier pour la Conférence
mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie
et l’intolérance qui y est associée, qui doit se tenir l’année
prochaine en Afrique du Sud. De plus, l’Année apportera assurément
une contribution majeure à la session extraordinaire de l’Assemblée
générale en 2001 qui sera consacrée au suivi du Sommet mondial pour
les enfants. En fait, comme l’Assemblée l’a souligné, la Décennie
internationale de la promotion d’une culture de la non-violence et
de la paix au profit des enfants du monde devra être appuyée par
tous pour le bien de chaque enfant du monde (résolution 53/255, par.
4 de l’Assemblée générale).
5. Ce sont les enfants qui devront être au centre de la Décennie
parce que, comme l’a constaté l’Assemblée générale dans sa
résolution 53/25 par laquelle elle a proclamé la Décennie, un
préjudice et des souffrances énormes sont causés aux enfants par
différentes formes de violence à chaque niveau de nos sociétés
partout dans le monde (sixième alinéa du préambule). La réduction et
l’élimination de cette violence sont le cadeau le plus précieux que
nous puissions offrir à nos enfants. Pour ce faire, notre action
devra s’articuler autour de deux démarches parallèles. D’une part,
le mouvement mondial en faveur d’une culture de la paix, initié au
cours de l’Année internationale de la culture de la paix, devra être
maintenu et renforcé afin que chacun, à tous les niveaux de la
société, participe à la transition d’une culture de guerre et de
violence vers une culture de paix et de non-violence. Dans le même
temps, les mesures spécifiques qui seront prises au cours de la
Décennie pourront porter sur les aspects qui affectent le plus
directement les enfants, notamment l’éducation. À cet égard, la
résolution 53/25 de l’Assemblée souligne concrètement que
l’éducation a un rôle à jouer dans l’édification d’une culture de la
non-violence et de la paix, et particulièrement par l’enseignement
aux enfants de la pratique de la non-violence et de la paix
(septième alinéa du préambule).
6. Il est donc approprié que le présent rapport s’ouvre sur un
examen consacré à la manière dont on peut placer les enfants au
centre de l’action pour une culture de la paix. Cette section sera
suivie de la description d’une stratégie d’organisation applicable à
la poursuite du mouvement mondial en faveur d’une culture de la paix
(sect. III). Dans une dernière section, on examinera les
contributions particulières qu’apporteront à la Décennie
l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la
culture (UNESCO) et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance
(UNICEF) ainsi que les autres institutions du système des Nations
Unies (sect. IV).
II. Les enfants au centre d’intérêt de la Décennie 7. Si l’on
veut que les enfants soient véritablement le centre d’intérêt de la
Décennie, les mesures définies par le Programme d’action dans la
résolution 53/243 de l’Assemblée générale, et sur lesquelles se
fondera la Décennie internationale pour la promotion d’une culture
de la non-violence et de la paix au profit des enfants du monde,
devraient s’attacher spécifiquement à répondre à leurs besoins et à
les impliquer. La priorité devrait être donnée à l’éducation, en
particulier l’enseignement de la pratique de la non-violence et de
la paix (septième alinéa du préambule). Tous les autres domaines de
l’action en faveur d’une culture de la paix devraient tenir
particulièrement compte des enfants. On devrait par exemple leur
inculquer les principes et les pratiques démocratiques (résolution
53/243 B, par. 13 b) de l’Assemblée générale) par des exercices
concrets réalisés dans le milieu éducatif scolaire et non scolaire
et en leur offrant des possibilités véritables de participer à la
société civile. Dans d’autres domaines, notamment le développement
(par. 10) et la communication [par. 15, en particulier par. 15 f)],
les résultats devraient être évalués par rapport à l’impact des
mesures sur les enfants. Ceux-ci devraient dans toute la mesure du
possible être des participants actifs des partenariats et systèmes
de communication qui seront mis en place dans le cadre de la
Décennie.
8. Les activités d’éducation pour une culture de la paix et de la
non-violence devraient se conformer à l’approche définie dans la
Déclaration des droits de l’enfant et la Convention relative aux
droits de l’enfant , à savoir « préparer l’enfant à assumer les
responsabilités de la vie dans une société libre, dans un esprit de
compréhension, de paix, de tolérance, d’égalité entre les sexes et
d’amitié entre tous les peuples et groupes ethniques, nationaux et
religieux, et avec les personnes d’origine autochtone » [Convention
relative aux droits de l’enfant, art. 29, par. 1 d)], la
responsabilité en la matière incombant non seulement aux écoles et
autres cadres d’enseignement mais également aux médias [ibid., art.
17 a)].
9. Les dispositions ci-dessus ne sont pas sans rappeler le mandat
confié à l’UNESCO par la Convention portant création de cette
organisation, qui est notamment de suggérer « des méthodes
d’éducation convenables pour préparer les enfants du monde entier
aux responsabilités de l’homme libre ». Les mêmes principes se
retrouvent plus récemment dans les conclusions du Cadre d’action de
Dakar : L’éducation pour tous : tenir nos engagements collectifs ,
adopté par le Forum mondial sur l’éducation (Dakar, avril 2000),
selon lesquelles « toute personne – enfant, adolescent ou adulte –
doit pouvoir bénéficier d’une formation conçue pour répondre à ses
besoins éducatifs fondamentaux, au sens le plus large et le plus
riche du terme. Une formation où il s’agit d’apprendre à connaître,
à faire, à vivre ensemble et à être ».
10. L’éducation devrait être comprise dans son sens le plus large
et recouvrir les activités spécifiques d’éducation dispensées aussi
bien dans le cadre scolaire que non scolaire par toutes les
institutions sociales, particulièrement la famille et les médias,
auxquelles seraient pleinement associés les gouvernements, les
organisations intergouvernementales et la société civile civile.
L’action devrait se conformer à la stratégie définie par les
ministres de l’éducation, lors de la Conférence mondiale sur
l’éducation pour la paix, les droits de l’homme et la démocratie :
il s’agit là d’une démarche globale et intégrée, qui associe tous
les partenaires de l’enseignement et divers agents de la
socialisation, y compris les organisations non gouvernementales et
les organisations communautaires, dans un processus de participation
démocratique. Elle devrait être l’occasion pour eux de se livrer à
une réflexion sur les valeurs, les attitudes et les pratiques mises
en œuvre pour résoudre pacifiquement les conflits et dont les jeunes
pourront s’inspirer. L’éducation pour une culture de la paix devrait
être fondée sur des principes universels tout en tirant parti des
traditions et usages propres à chaque société.
11. Dans son contenu, l’éducation pour une culture de la paix et
de la non-violence devrait promouvoir les connaissances,
compétences, valeurs, attitudes et comportements correspondant à la
définition qu’en a donnée l’Assemblée générale dans la résolution
par laquelle elle a proclamé la Décennie (résolution 53/255,
cinquième alinéa du préambule), c’est-à-dire qui :
• Reflètent et inspirent une interaction sociale et un esprit de
partage fondés sur les principes de liberté, de justice et de
démocratie, sur les droits de l’homme et sur la tolérance et la
solidarité;
• Rejettent la violence et s’emploient à prévenir les conflits en
s’attaquant à leurs causes profondes pour résoudre les problèmes
grâce au dialogue et à la négociation; et
• Garantissent le plein exercice de tous les droits et les moyens
de participer pleinement au processus de développement de la
société.
12. À tous les niveaux de l’éducation, scolaire et non scolaire,
les modalités de l’action en vue de la promotion d’une culture de
paix et de non-violence devraient prévoir :
• De former le personnel des ministères de l’éducation, les
formateurs d’éducateurs, les administrateurs des établissements
scolaires, les organisations non gouvernementales, les enseignants,
les facilitateurs et les dirigeants des associations de jeunes aux
connaissances, aux méthodes d’apprentissage et aux compétences que
requiert la promotion de la paix et de la non-violence. Une telle
formation devrait permettre aux adultes de créer des environnements
qui, en eux-mêmes, offrent l’exemple d’une culture de paix par les
politiques et pratiques appliquées au niveau de la salle de classe,
de l’école ou d’autres cadres d’apprentissage;
• De revoir le matériel pédagogique, notamment les manuels
d’histoire, en vue de promouvoir la compréhension mutuelle, de
renforcer la cohésion sociale et d’éliminer les préjugés et les
stéréotypes à l’égard de certains groupes;
• D’élaborer un nouveau matériel pédagogique, traitant de la
paix, de la non-violence et des droits de l’homme, adapté à la
culture et au milieu éducatif considéré;
• D’élaborer et diffuser du matériel et des ouvrages didactiques
conçus en vue d’une culture de la paix et des droits de l’homme, sur
lesquels se fonderont les éducateurs et le personnel enseignant;
• De permettre à tous les membres de la communauté scolaire ou
d’autres milieux éducatifs (enfants, parents,
enseignants/facilitateurs, administrateurs) de participer à la prise
de décisions et aux processus de l’administration des affaires
publiques, selon que de besoin;
• De promouvoir le pluralisme linguistique et d’encourager le
multilinguisme, y compris l’alphabétisation et l’instruction dans la
langue maternelle et les langues locales des groupes minoritaires en
tant que droit de l’homme fondamental;
• D’établir des contacts entre les institutions nationales, les
organisations non gouvernementales et les spécialistes de
l’enseignement civique de manière à intégrer les diverses approches
relatives à l’éducation pour une culture de la paix dans un cadre
conceptuel commun;
• De renforcer les projets pilotes, grâce auxquels on pourra
coordonner et encourager les activités entreprises à titre
expérimental pour promouvoir l’éducation en vue de la compréhension
et de la coopération internationales;
• D’encourager l’évaluation de projets ayant trait à la culture
de la paix pour mesurer leur impact effectif sur les connaissances,
les compétences, les attitudes, les valeurs et les comportements des
bénéficiaires;
• De mettre au point des méthodes de règlement pacifique des
conflits et de promotion de la non-violence dans les contextes
scolaires et extrascolaires, ainsi que dans le cadre plus large de
la collectivité, y compris les moyens traditionnels de règlement des
conflits, méthodes qui prennent en considération le climat politique
et, si nécessaire, les nouvelles technologies de l’information;
• De renforcer le rôle actif de la famille et de la communauté
locale au sein d’une approche participative qui permette de
déterminer ce que signifie une culture de la paix et comment
celle-ci doit être encouragée dans le contexte local;
• De mettre en place des programmes d’éducation spécialement
conçus pour les enfants qui sont les victimes de conflits violents –
les orphelins, les enfants réfugiés, les enfants déplacés et même
les enfants soldats – ainsi que des programmes spéciaux à
l’intention des enfants qui sont les victimes de la marginalisation,
de la pandémie de VIH/sida et des enfants qui se trouvent sans abri,
et cela dans de nombreuses parties du monde, même dans les pays
développés;
• De reconnaître que la manière dont on envisagera la promotion
d’une culture de la paix et de la non-violence pourra être
différente selon qu’une société est ou n’est pas aux prises avec un
conflit armé, que l’intolérance ou les troubles civils y sont
généralisés, ou qu’elle est déjà entrée dans la période de
l’après-conflit.
13. Le cadre non scolaire (éducation informelle) peut contribuer
pour beaucoup à la promotion d’une culture de la paix. Les enfants
prennent une part active à diverses activités – sports, danse,
activités liées au théâtre et autres activités sportives et
artistiques – au travers desquelles ils acquièrent le sens de la
loyauté, du partage et d’autres valeurs, attitudes et comportements
d’une culture de paix. En même temps, ils enrichissent leurs
connaissances en tant qu’observateurs et consommateurs d’un large
éventail de produits de communication et de produits artistiques –
livres, films, tableaux, pièces de théâtre, spectacles de danse,
événements sportifs, activités musicales, jeux – la liste est
pratiquement sans fin. Comme il est souligné dans la Déclaration et
le Programme d’action en faveur d’une culture de la paix, tous ceux
qui participent à la création de ces produits produits ont le devoir
d’encourager au travers d’eux les valeurs et comportements d’une
culture de paix. Ils devraient donc s’abstenir de promouvoir la
violence, l’intolérance, le racisme et l’exploitation sexuelle.
14. Le rôle des médias est particulièrement important. Grâce aux
nouvelles technologies de communication, le temps que chaque
personne consacre aux interactions avec les organes d’information
s’est grandement accru et les messages reçus atteignent de plus en
plus souvent leur but. Il s’agit là d’un point critique en ce qui
concerne les enfants, qui sont d’autant plus vulnérables qu’ils ne
disposent pas de l’expérience suffisante pour évaluer le message qui
leur est adressé. Chaque jour, les enfants sont exposés à l’extrême
violence dépeinte dans la presse, la télévision, le cinéma, les jeux
vidéos et l’Internet, qu’il s’agisse non seulement de films mais
aussi de dessins animés, de bandes dessinées ou même d’informations,
et en subissent l’influence. La violence sexuelle, impliquant
notamment des enfants, est désormais omniprésente dans les médias,
l’Internet au premier chef.
15. Pour remédier à cette situation et pour veiller à ce que tous
les organes d’information contribuent à une éducation qui mette
l’accent sur une culture de la paix, il est nécessaire
d’entreprendre une action concertée à tous les niveaux de la
société. Chacun, à titre individuel et en sa capacité
professionnelle et sociale, et chaque institution de la société ont
un rôle important à jouer :
• Les médias ciblent en premier lieu les enfants et les jeunes
adultes. Ceux-ci doivent donc apprendre à faire preuve d’esprit
critique et à évaluer les produits des médias tant pour leur contenu
moral que pour leur véracité (comme dans le cas d’images de
violence). Armés de ce savoir, ils pourront à leur tour peser sur
les médias. Ainsi, ils pourront exercer une influence concrète en
tant que groupe de consommateurs et obtenir des médias qu’ils leur
offrent des produits qui leur soient bénéfiques. Ils pourront aussi
se contenter d’ignorer ou de rejeter les produits qui encouragent la
violence, l’intolérance et l’exploitation;
• La famille est source d’appui émotionnel et enseigne les
valeurs. Elle est le cadre essentiel à l’intérieur duquel les
enfants et les jeunes adultes apprennent à faire preuve de
discernement, à évaluer et à infléchir les produits des médias. Il
convient donc de lui apporter un appui sous forme, par exemple,
d’outils pédagogiques, de campagnes dans les médias et autres;
• Les éducateurs, quelle que soit la discipline, jouent un rôle
déterminant dans l’éducation des enfants auxquels ils apprennent à
sélectionner et évaluer les produits des médias. Ils doivent donc
être spécifiquement encouragés et appuyés dans leur tâche;
• Les écoles, les associations de parents d’élèves et les
collectivités locales ont une fonction centrale à jouer par
l’influence qu’elles exercent sur les enfants, la famille et la
société tout entière en enseignant les valeurs fondamentales, le
discernement et les connaissances pratiques qui prépareront chacun à
participer à une action collective en tant que consommateurs;
• De même, les organisations de consommateurs peuvent intervenir
en surveillant les médias, en analysant les effets de leurs
produits, en offrant des informations et du matériel pédagogique et
en aidant les consommateurs à s’organiser pour exercer une pression
collective sur ceux qui élaborent et distribuent les produits des
médias;
• Les autorités locales, les parlements et gouvernements
nationaux devraient encourager les médias à promouvoir une culture
de paix et de non-violence et contrôler et réglementer les médias en
vue de l’élimination de l’intolérance, de la violence sexuelle et de
l’extrême violence dans leurs produits;
• Les organisations intergouvernementales ont un rôle particulier
à jouer non seulement en entreprenant des activités de plaidoyer
mais aussi en consultant les autorités locales, les parlements et
les gouvernements nationaux touchant les règlements à adopter,
compte tenu du fait que l’action des médias se fait souvent sentir
au-delà des frontières nationales, comme le montre l’Internet;
• En fin de compte, ce sont les écrivains, les concepteurs, les
metteurs en scène, les producteurs, les distributeurs, les
gestionnaires, les propriétaires et les détenteurs d’action –
entreprises de communication en général – qui sont responsables du
contenu et de l’impact des produits des médias. C’est à eux par
conséquent qu’incombe la responsabilité première d’éviter
l’intolérance, la violence sexuelle et l’extrême violence, et
d’encourager les valeurs, les attitudes et les comportements
inhérents à une culture de paix et de non-violence. Il convient de
lancer des actions de sensibilisation, de formation et de promotion
d’une culture de la paix auprès des producteurs de médias tout en
s’attachant à leurs préoccupations, y compris en ce qui concerne les
forces du marché qui infléchissent le contenu des médias.
III. Stratégie de l’organisation pour le Mouvement mondial en
faveur d’une culture de paix
16. Dans la Déclaration et le Programme d’action en faveur d’une
culture de paix, fondement du Programme d’action pour la Décennie,
l’Assemblée générale s’est prononcée en faveur de la création d’un «
mouvement mondial en faveur d’une culture de paix » (par. 6 de la
résolution 53/243 B de l’Assemblée générale). La stratégie
nécessaire pour ce mouvement mondial, mise en application pendant
l’Année internationale de la culture de la paix, correspond à la
stratégie générale que le Secrétaire général a proposée pour
l’Organisation des Nations Unies au XXIe siècle, stratégie qui met
l’accent sur
a) les partenariats et
b) les nouvelles technologies de l’information (voir rapport du
Secrétaire général intitulé « Nous, les peuples : le rôle des
Nations Unies au XXIe siècle » (A/54/2000, sect. V).
17. En ce qui concerne la création du Mouvement mondial en faveur
d’une culture de paix, l’Assemblée générale, dans sa résolution
53/243 B, demande que l’on encourage et renforce les partenariats
entre les divers acteurs (États Membres, société civile et
organismes des Nations Unies, notamment l’UNESCO) (par. 2 à 6).
Ainsi, la vaste notion de culture de la paix peut être utilisée pour
coordonner et unir les efforts déployés par les mouvements existants
et les institutions gouvernementales et non gouvernementales qui
s’occupent peut-être d’un ou de plusieurs des divers domaines
d’action. Les différents partenaires devraient être invités à
célébrer ensemble, dans chaque pays, les progrès qu’ils ont
accomplis dans l’établissement d’une culture de la paix et de la
non-violence lors d’événements annuels coïncidant avec la Journée
internationale de la paix. Les enseignements tirés de l’Année
internationale de la culture de la paix en 1999 et 2000 donnent à
penser qu’il serait utile de célébrer ce jour chaque année à la même
date, plutôt que d’attendre le premier jour de la session de
l’Assemblée générale, dont la date n’est pas annoncée suffisamment à
l’avance pour que l’on puisse planifier l’événement comme il
convient.
18. Dans sa résolution 53/243 B (par. 7), l’Assemblée générale
accorde la priorité à la mise en commun de l’information relative
aux initiatives que les différents acteurs ont prises en faveur
d’une culture de la paix. Les actions menées pour promouvoir la
communication participative et la libre circulation de l’information
devraient prévoir l’utilisation accrue des nouvelles technologies de
l’information, dont Internet ?par. 15, notamment l’alinéa f)?. Ces
technologies sont de nouveaux outils qui permettent de coordonner
les efforts locaux consentis par les partenaires dans le monde
entier et elles contribuent à créer un « esprit mondial » parmi ceux
qui participent auxdits efforts en leur faisant prendre conscience
qu’ils font partie d’un mouvement mondial.
19. La viabilité et la poursuite de l’élargissement du Mouvement
mondial en faveur d’une culture de paix dépendent de l’activité
permanente de plus de 200 comités nationaux et centres de
coordination, de milliers d’organisations et de dizaines de millions
d’individus qui jouent déjà un rôle actif pendant l’Année
internationale de la culture de la paix, ainsi que des pays, des
organisations et des individus qui se joindront à eux dans les
années à venir. Il est nécessaire que l’Organisation des Nations
Unies continue d’assurer la coordination de ce mouvement pour deux
raisons. Premièrement, l’Organisation est une source de légitimité
pour les centres de coordination nationaux qu’elle reconnaît ainsi
que pour les partenariats qu’elle crée entre organisations. Elle
aide ainsi le mouvement à acquérir un caractère universel et veille
à ce que les principaux participants respectent les principes
propres à une culture de la paix. Deuxièmement, elle offre un cadre
de communication qui permet aux acteurs d’échanger des
renseignements sur ce qu’ils font et aux participants de prendre
conscience du fait que les actions qu’ils mènent sur le plan local
relèvent d’un mouvement mondial.
A. Partenariats
20. Les comités nationaux pour la Décennie qui seront créés dans
les États Membres seront calqués sur les centres de coordination et
les comités nationaux qui coordonnent déjà les activités menées au
titre de l’Année internationale de la culture de la paix. Ces
centres de coordination et comités nationaux, qui opèrent dans plus
de 160 États Membres depuis le printemps 2000, s’inspirent des
commissions nationales pour l’UNESCO et des bureaux extérieurs que
l’UNESCO possède dans les pays concernés, ainsi que des
coordonnateurs des Nations Unies dans chaque pays. Dans une majorité
de ces pays, les gouvernements, et souvent le chef de l’État, jouent
déjà un rôle actif. Dans de nombreux pays, les parlements nationaux
et régionaux prennent également part aux activités. La participation
des jeunes aux comités devrait bénéficier d’une attention
particulière.
21. La création de partenariats avec la société civile aux fins
de l’application de mesures visant à instaurer une culture de la
paix se fera sur la base des accords déjà établis pour l’Année
internationale de la culture de la paix. Ce réseau de partenariats
repose sur les organisations non gouvernementales internationales
associées à l’UNESCO, qui représentent des dizaines de millions de
membres, ainsi que sur d’autres organisations non gouvernementales
internationales associées exclusivement au Département de
l’information du Secrétariat de l’ONU et au Conseil économique et
social. Sur les plans national et local, les centres de coordination
nationaux ont en outre formé des partenariats, qui devraient être
élargis davantage, avec un grand nombre d’associations,
d’universités, d’écoles, de médias et d’entreprises. À ce sujet, il
faudrait accorder une attention particulière à l’établissement de
partenariats avec les organisations de jeunes ainsi qu’avec les
villes et les parlements nationaux, qui pourraient être encouragés à
élaborer des plans d’action et des législations en faveur d’une
culture de la paix et de la non-violence.
B. Nouvelles technologies de l’information
22. Les systèmes de communication créés pendant l’Année
internationale de la culture de la paix seront maintenus et mis à la
disposition de tous les participants aux activités menées au titre
de la Décennie. Il s’agit notamment de deux sites Web consacrés à
l’Année internationale de la culture de la paix. L’un d’eux est
réservé à l’usage exclusif des partenaires, le second est destiné au
public. Les renseignements qui sont publiés par les partenaires sur
le site exclusif – événements, nouveaux articles, signatures
recueillies sur le Manifeste 2000 (voir par. 23) – sont
automatiquement affichés sur le site public pour donner un aperçu
général actualisé de l’état du Mouvement mondial en faveur d’une
culture de paix.
23. Tirant pleinement parti des nouvelles technologies de
l’information, le réseau mondial des partenaires internationaux et
les partenaires et centres de coordination nationaux ont recueilli
des millions de signatures individuelles sur le Manifeste 2000, qui
engage chaque signataire à pratiquer une culture de la paix et de la
non-violence dans sa famille, son école et sa communauté. Les six
points du Manifeste 2000 (respecter la vie, rejeter la violence,
partager avec autrui, écouter pour comprendre, préserver la planète,
redécouvrir la solidarité) ont été arrêtés par des lauréats du prix
Nobel de la paix, l’objectif étant de façonner notre comportement
quotidien en s’appuyant sur les domaines d’action en faveur d’une
culture de la paix déterminés par l’Assemblée générale. Des écoles
et des élèves ont montré la voie en adoptant et en diffusant le
Manifeste. Une proportion croissante de signatures sont reçues au
moyen d’Internet et elles sont accompagnées d’adresses électroniques
grâce auxquelles les signataires sont informés des actions menées
sur le plan local tout en étant liés au mouvement mondial.
Réseau de communication des projets locaux
24. Dans la mesure du possible, chaque signataire du Manifeste
sera invité à participer à des projets locaux destinés à promouvoir
un ou plusieurs des huit domaines d’action en faveur d’une culture
de la paix et de la non-violence. Cette initiative sera rendue
possible par un système de communication sur Internet qui transmet
des renseignements sur les projets locaux entrepris par les
partenaires qui ont signé des accords relatifs à l’Année
internationale de la culture de la paix. Il s’agit d’un système
participatif, puisque chaque projet partenaire diffuse directement
l’information qui le concerne, fournissant, outre une brève
description de ses activités, des renseignements sur ce qu’il peut
offrir et ce qu’il souhaiterait recevoir en échange de la part
d’autres projets, le résultat final étant un marché « en ligne » à
l’intention des initiatives locales.
Réseau d’échange d’informations modérées
25. En outre, les individus qui signent le Manifeste seront
invités à faire office de journalistes (et d’animateurs, s’ils
souhaitent y être formés) dans un réseau mondial de sites Internet
multilingues diffusant des renseignements sur les activités et les
événements qu’organisent les médias afin de promouvoir un ou
plusieurs plusieurs des huit domaines d’action relatifs à une
culture de la paix. Des partenariats concernant des sites en
anglais, en français, en espagnol, en arabe, en russe et en chinois
ont été établis et il n’y a pas de limite quant au nombre de langues
qu’on peut utiliser. Ce système novateur est fondé sur un réseau
extensible de sites Web partenaires qui adhérent aux principes de
base d’une culture de la paix. Chaque site Web dispose de
modérateurs volontaires formés qui, au moyen du courrier
électronique, aident les journalistes à réécrire leurs rapports pour
que ceux-ci obéissent aux critères (« règles du jeu ») avant d’être
diffusés en ligne. Ce réseau devrait, entre autres, contribuer à
faire croître la demande du public pour les films, les programmes
vidéo et les jeux qui prônent l’application des principes propres à
une culture de la paix, la priorité étant accordée aux rapports des
écoles et des élèves.
26. Pour que la majorité de la population mondiale qui n’a pas
accès à Internet puisse participer à l’échange d’informations sur
les activités menées au titre de la Décennie, des efforts
particuliers devraient être déployés pour élargir l’accès aux
nouvelles technologies à ceux qui en sont privés. À ce sujet, on
peut tirer des enseignements des initiatives de sites Web
interactifs tels que « La voix des jeunes » () et « Les enseignants
parlant de l’apprentissage » destiné aux adultes (), qui peuvent
aider à combler le fossé numérique.
27. En outre, il faudrait accorder une attention particulière aux
systèmes de communication qui ne s’appuient pas sur les nouvelles
technologies mais qui peuvent favoriser l’inclusion de toutes les
branches de la société dans les activités menées au titre de la
Décennie.
IV. Mesures prises par l’Organisation des Nations Unies pour
l’éducation, la science et la culture (UNESCO) et d’autres
organismes des Nations Unies
28. Lors de l’élaboration de la nouvelle Stratégie à moyen terme
(2002-2007), l’UNESCO prendra dûment en considération la
contribution que l’Organisation a apportée à la mise en oeuvre du
Programme d’action en faveur d’une culture de paix adopté par
l’Assemblée générale. En particulier, l’UNESCO jouera un rôle de
premier plan en vue de promouvoir une éducation pour une culture de
la paix dans le cadre du Forum mondial sur l’éducation (Dakar, 2000)
et de la stratégie décrite plus haut. Les activités de l’UNESCO qui
sont prévues pour la Décennie internationale de promotion d’une
culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du
monde seront liées à celles qui ont été entreprises au titre de
l’Année des Nations Unies pour un dialogue entre les civilisations
(2001) et au suivi de l’Année des Nations Unies pour la tolérance
(1995). Pour s’attaquer aux aspects de la violence dont les enfants
sont les premières victimes, un appui sera apporté aux initiatives
pédagogiques qui sont prises au lendemain des conflits, aux médias
indépendants qui créent des espaces de dialogue et de compréhension
mutuelle dans les zones de tension et les régions en conflit, et aux
activités de sensibilisation qui traitent de la question de la
violence dans les médias.
29. L’UNESCO devrait continuer à faire office de coordonnateur du
Mouvement mondial en faveur d’une culture de paix. Faisant fond sur
les progrès réalisés pendant l’Année internationale de la culture de
la paix, dont elle était le centre de coordination, l’UNESCO devrait
être l’organisme chef de file pour la Décennie et s’occuper des
aspects interinstitutionnels des programmes et activités des
organismes des Nations Unies et autres organisations concernées. Il
s’agira notamment d’organiser des examens et des évaluations de la
mise en oeuvre du Programme d’action pour la Décennie à mi-parcours,
en 2005, et à la fin de la Décennie, en 2010. L’UNESCO continuera à
coordonner le réseau des comités nationaux et centres de
coordination nationaux mis en place pendant l’Année internationale
pour qu’ils deviennent le moteur de la mobilisation nationale durant
la Décennie. De même, l’Organisation coordonnera le passage, de
l’Année à la Décennie, du réseau de partenariats créé avec les
organisations internationales. Elle continuera à élargir et à rendre
disponibles les divers systèmes de communication exploitables sur
Internet qui ont été mis en place pendant l’Année internationale
pour que tous ceux qui mènent des activités au titre de la Décennie
puissent s’en servir.
30. L’UNICEF estime que l’éducation est un élément essentiel si
l’on veut prévenir les conflits et l’intolérance et créer des
conditions favorables à la paix. Le Fonds a élaboré un large
éventail de programmes de sensibilisation à la paix visant à : a)
aider les enfants à acquérir les compétences nécessaires, notamment
notamment en matière de communication, pour régler les problèmes
quotidiens; b) favoriser l’épanouissement des enfants et renforcer
leur confiance et le respect de soi; et c) amener les enfants à
mieux comprendre d’autres peuples et cultures afin d’éliminer les
stéréotypes négatifs et de promouvoir la diversité et les valeurs
universelles. Les activités de l’UNICEF dans ce domaine s’appuient
sur l’article 29 de la Convention relative aux droits de l’enfant,
et comme le Fonds l’a indiqué dans son « Programme antiguerre », «
les différends sont peut-être inévitables, mais la violence ne l’est
pas. Pour prévenir les cycles de conflit, il faut utiliser
l’éducation pour promouvoir la paix et la tolérance, et non pour
attiser la haine et la suspicion ».
31. On trouvera ci-après quelques exemples des nombreuses
initiatives prises par l’UNICEF :
• Le projet « Éducation pour le règlement des conflits » à Sri
Lanka, grâce auquel on enseigne des méthodes de résolution pacifique
des problèmes et des moyens de communication dans les écoles
primaires, l’objectif étant de faciliter la réconciliation de
communautés divisées et la prévention des conflits. Plus d’un
million d’élèves d’écoles primaires ont bénéficié du programme, et
cette démarche est actuellement utilisée dans les écoles
secondaires. Des manuels de formation et des guides destinés aux
enseignants ont été élaborés, et des ateliers ont été tenus pour
sensibiliser les producteurs qui travaillent dans les médias à la
question de la violence et pour encourager les médias qui
s’adressent aux enfants qui prônent des attitudes et des valeurs
pacifiques;
• Le projet « Valeurs pour la vie » en Égypte, dans le cadre
duquel on a conçu des produits interactifs pour aider les enfants
qui reçoivent une éducation extrascolaire à aiguiser leurs sens de
la coopération et de la communication et à respecter les femmes et
les différences d’ordre religieux;
• Le projet « Mouvement des enfants pour la paix » en Colombie,
qui a démarré sous forme de campagne de mobilisation sociale visant
à encourager tous les enfants du pays à voter sur les droits qui
sont le plus important pour eux : la sensibilisation accrue aux
questions de la paix et de la justice sociale qui en a résulté a
débouché sur la participation des jeunes à des marches en faveur de
la paix, à des projets d’enfant à enfant destinés aux enfants
déplacés dans leur propre pays, et à des projets prônant la paix
dans les écoles;
• Le projet « Éducation pour la paix », qui compte trois
principales composantes, et qui est exécuté par l’UNICEF en
coopération avec le Gouvernement rwandais. Les connaissances et les
attitudes nécessaires à la coopération et au règlement des conflits
ont été intégrées dans les programmes des écoles primaires. Des
camps de solidarité destinés à la jeunesse ont rassemblé des jeunes
appartenant aux deux principaux groupes ethniques afin de mettre en
pratique les principes propres à une éducation pour la paix dans le
cadre de projets communautaires spéciaux qui contribuent à la
reconstruction nationale. Le principe d’une éducation pour la paix a
également été inclus dans les programmes d’analphabétisme
extrascolaire, notamment ceux qui sont destinés aux filles et aux
femmes.
32. L’UNICEF évalue actuellement ses projets d’éducation pour la
paix, en mettant l’accent sur l’incidence que ces projets ont sur le
comportement de leur public. En mai 2000, le Fonds a parrainé un
atelier consacré à l’évaluation des projets d’éducation pour la paix
afin d’encourager les responsables de ces projets à réfléchir sur
les questions d’évaluation, les modèles, les indicateurs, les
méthodes et les instruments appropriés. Un document de travail
contenant une synthèse des expériences des bureaux de pays de
l’UNICEF dans ce domaine sera publié en 2000.
33. L’UNICEF a établi un document de travail sur l’éducation pour
la paix qui traite de l’éducation pour la paix en tant que processus
d’amélioration des connaissances, des attitudes et des valeurs
nécessaires pour faire évoluer les comportements de façon à ce que
les enfants, les jeunes et les adultes parviennent à prévenir les
conflits et la violence, tant ouvertement que structurellement;
régler pacifiquement les conflits; et créer les conditions
favorables à une paix, que ce soit sur le plan intrapersonnel,
interpersonnel, intergroupes, national ou international.
34. Outre les activités menées dans le cadre du programme, chaque
membre des organismes des Nations Unies est encouragé à faire
participer son propre réseau de partenaires, y compris ceux de la
société civile, aux activités menées au titre de la Décennie, à
examiner les besoins des enfants et à encourager la participation de
ceux-ci au Mouvement mondial en faveur d’une culture de paix.
Notes Résolution 1386 (XIV) de l’Assemblée générale. Résolution
44/25 de l’Assemblée générale, annexe. Constitution de
l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation , la science et la
culture, art. I, par 2 b). Accessible en ligne à l’adresse : .
Accessible en ligne à l’adresse : . Ibid., par. 3. Voir Déclaration
et Cadre d’action intégré sur l’éducation pour la paix, les droits
de l’homme et la démocratie, figurant dans le rapport de la
quatrième session de la Conférence internationale de l’éducation,
Genève, 3-8 octobre 1994, en particulier le paragraphe 14 du Cadre
d’action, accessible en ligne à l’adresse : . Voir également UNESCO,
Actes de la Conférence générale, vingt-huitième session, Paris, 25
octobre-16 novembre 1985, vol. I, Résolutions (Paris, UNESCO, 1996),
chap. IV.A.5.41, annexes I et II.